Engagement n°3 : Promouvoir la famille.
La famille est, avant tout autre, le lieu de l’éducation, de l’apprentissage, de la transmission, de la solidarité, de l’expérimentation de la vie.
Cellule de base de la société, elle renferme en elle tous les ressorts du monde (justice, injustice, partage, égoïsme, don de soi, solidarité, individualisme, réussite, échec).
Tout comme l’école, la santé et le logement, la famille (à laquelle aspirent 85 % des français) est un besoin fondamental de la personne humaine.
Qui peut aujourd’hui sérieusement prétendre que notre société sera capable de remplir sa mission première - protéger valablement et durablement les siens, en particulier les plus fragiles, et contribuer à leur épanouissement – si elle ne repose elle-même sur des fondements solides.
Toute société qui tend à nier la famille, à la relativiser, à la remplacer, à la transformer porte en germe sa destruction.
Au contraire promouvoir la famille c’est préparer l’avenir, c’est donner à la France le moyen d’être Forte pour lui permettre de relever les défis (crise culturelle, crise d’identité, crise du logement, crise économique, crise de la solidarité, crise des repères, crise sociale) qui se présentent à Elle.
Mais la famille, comme l’Homme, est fragile.
Dans beaucoup de famille le dialogue est souvent devenu impossible entre parents mais aussi entre parents et enfants.
Si personne ne peut condamner les choix de vie de chacun, fruits de la liberté individuelle, personne ne peut nier que la destruction de la cellule familiale prélude toujours aux crises de la société.
Personne ne peut nier que le délitement de la famille engendre pauvreté et souffrance et fragilise la société.
Promouvoir la famille dans un monde en crise, un monde en perte de repère, d’espérance, ce n’est donc ni ringard, ni passéiste.
C’est au contraire, aujourd’hui plus que jamais, une nécessité.
Ceci passe avant tout par une politique familiale forte visant à armer les conjoints, à soutenir les parents et les familles en difficultésautrement que par la distribution anarchique de subventions.
C’est pour cela que je m’engage, et notamment pour :
- que soit réaffirmé que le mariage est l’union d’un homme et une femme
- que les parents soient soutenus par la généralisation de la préparation au mariage civil, la création d’écoles des parents et de maisons des familles,
- que soit donné aux parents le temps et les moyens d’une vraie présence éducative par la création d’un « crédit temps parental » et la mise en place d’une validation des « acquis de l’expérience » pour les mères de familles qui se sont consacrées totalement à leur foyer pendant quelques années,
- que soit maintenu le principe du quotient familial,
- que soit créé un juste système de retraite pour les familles
Engagement n°2 : Promouvoir la liberté d’entreprendre
Je m’engage en politique parce que je veux promouvoir la liberté d’entreprendre.
Promouvoir la liberté d’entreprendre ce n’est pas promouvoir la libre entreprise. C’est défendre et accompagner ceux qui décident d’investir ici au bénéfice d’une idée, d’un projet ; qui décident localement de créer leur entreprise ou d’investir dans une entreprise.
Ces entrepreneurs patrimonialement et personnellement engagés sont le ciment économique de nos territoires ; ils sont aussi porteurs d’une éthique basée sur une appréhension humaine de la gestion et de la direction de leur entreprise.
En période de crise économique, ils ne sont pas de ceux qui partent sous d’autres cieux. Ils s’accrochent au contraire à leur bassin de production protégeant ainsi les emplois et les savoirs faire qui s’y sont développés.Contrairement à tant de grands groupes souvent détenus par des fonds de pension, dont le seul intérêt est le montant du résultat, ces entrepreneurs ne regardent pas leurs salariés, leurs collaborateurs comme variables d’ajustement de l’entreprise.
Pourtant, trop souvent laissés à l’abandon, ces entrepreneurs ne sont pas suffisamment aidés et protégés.
Je m’engage donc parce que je veux que ces entrepreneurs là soient protégés.
Professionnellement au contact d’entrepreneurs depuis plusieurs années, je sais combien ont tout perdu, sans la moindre aide ; sans le moindre soutien ; sans la moindre considération.
Je m’engage par ce que je veux que soient recréées les bourses régionales qui, outre un financement adapté et fiable, redonnent du sens à l’enracinement local de nos entreprises, au patriotisme économique, valorisent les savoir-faire locaux, protègent les salariés et de leurs familles.
Je m’engage parce que je veux soutenir le développement sur notre territoire des jeunes entreprises et favoriser le lien école entreprise.
Je m’engage car je veux que les entrepreneurs développent leur vocation à participer à la formation des salariés dont elles ont besoin en lien avec les structures scolaires, universitaires et professionnelles.
Je m’engage tout simplement parce que je veux une économie au service de l’Homme.
Engagement n°1 : L’attention aux plus fragiles
Je m’engage en politique parce que je veux soutenir les plus faibles.
Une société se juge à la place qu’elle donne aux plus faibles qui la composent.
Quelle que soit sa faiblesse, sa maladie, son handicap, toute personne est une richesse.
En plus de 15 années d’action associative auprès des jeunes, des personnes âgées, des handicapés, j’ai acquis la certitude que notre société a besoin de mixité et que notamment, les handicapés apportent une richesse fabuleuse aux autres lorsqu’ils sont placés en situation de mixité avec eux.
Ceci est vrai dans les familles et doit l’être à l’école mais aussi dans l’entreprise.Cela dépend avant tout d’un engagement en politique de ceux qui considèrent que la valeur humaine ne se réduit pas à des critères économiques.
Il est de notre responsabilité de soutenir à temps et à contretemps que toute vie vaut d’être vécue, quelle que soit sa nature, quelles que soient ses difficultés et qu’il n’y a pas de vie qui vaudrait moins qu’une autre.
Nous devons, en conséquence, travailler les mécanismes de soutien aux familles, de socialisation permettant la mise en oeuvre d’une véritable mixité à la crèche, à l’école, dans l’entreprise.
Nicolas SARKOZY