Le processus de départementalisation des caisses d’allocations familiales doit déboucher en octobre 2011 sur la fusion des CAF du Nord et du Sud-Finistère.
De nombreuses informations laissent à penser que le siège de la future CAF du Finistère sera fixé à Quimper, répondant ainsi à la volonté du Président du Conseil Général (conseiller général P.S de Brest ??) Monsieur Pierre MAILLE.
Cette perspective génère une trés forte et trés légitime inquiétude des personnels, des allocataires et des brestois dans leur ensemble, d’autant que tout ceci se passe dans l’indifférence de la majorité socialoécologiste de la ville de Brest et de nos conseillers généraux (tous de gauche !) totalement muets sur le sujet.
Lors du dernier conseil municipal (29 juin 2010), j’ai donc interpellé le Maire de Brest pour connaitre officiellement sa position sur le devenir de la CAF à Brest… il m’a été répondu, en caricaturant à peine : c’est comme ça, il existe un accord avec nos partenaires ayant attribué à Brest la siège de la CPAM et promettant à Quimper celui de la CAF….. En bref, estimons nous heureux de ne pas avoir aussi perdu la CPAM !
Avec de tels arguments, qui font fi de toute considération humaine, il est sur que l’on ne va pas bien loin.
La vérité est que sur ce dossier, comme hélas sur beaucoup d’autres, LE MAIRE DE BREST NE VEUT VISIBLEMENT PAS SE BATTRE POUR SA VILLE, alors que le choix de Quimper va à l’encontre de toutes les réalités humaines, sociologiques et géographiques.
Rappelons quand même que la CAF du Nord Finistère est la plus importante des deux caisses finistériennes, tant en personnel (318 –dont 300 CDI- contre 232 à Quimper), qu’en nombre d’allocataires (86.406 contre 57.971 soit 60%) et qu’en nombre de bénéficiaires (231.981 contre 158.232)…. c’est cela la réalité !
Nul ne peut non plus contester que la CAF du Nord Finistère est un acteur économique local majeur, qui travaille depuis de nombreuses années en partenariat, que la proximité rend très efficace, avec la Ville, mais aussi avec de très nombreuses associations (UDAF, Amitiés d’Armor, Emergence, Ty Yann…), ou institutions (ASA ou bien encore pôle Universitaire).
Ce que le Maire socialiste, les Conseillers Généraux et les élus municipaux socialoécologistes de Brest laissent ainsi se dessiner sans broncher (un aménagement du territoire au détriment des familles) est totalement inacceptable et il faut le leur faire savoir.
Il n’est pas trop tard pour se mobiliser vraiment, avec de la volonté (encore faut-il en avoir) et de la détermination la CAF DOIT RESTER A BREST.





Nicolas SARKOZY