Prudents, ils se gardent bien d’en faire leurs positions officielles, pourtant à y regarder (en filigrane dans le projet « officiel » et surtout, dans les blogs de certaines personnalités du mouvement) ce que sous tend le projet politique des verts est des plus inquiétant :
- Malthusianisme, comme l’illustre la scandaleuse et déraisonnable proposition, qui n’était d’ailleurs pas destinée à se retrouver sur la place publique, d’Yves COCHET lors d’un colloque de la revue de la décroissance Entropia d’une «grève du troisième ventre» qui inverserait l’échelle des prestations familiales.
- Décroissance, dont étrangement le terme n’apparaît pas explicitement dans le projet des verts (cf. programme d’Europe Ecologie pour les élections européennes), alors que ce projet est explicitement anti-productiviste et préconise notamment une réduction supplémentaire du temps de travail. Le terme de décroissance apparaît par contre dans les références théoriques du parti et dans les blogs de députés vert comme Yves COCHET, qui préconise une « décroissance solidaire », ou bien Noël MAMERE, qui préconise « une société de sobriété énergétique». Cécile DUFLOT préconise, quant à elle, de sortir de la croissance pour entrer dans une logique de développement : « Il ne s’agit pas de défendre une illusoire croissance verte à laquelle ne peuvent se raccrocher que les vieux productivistes. Il s’agit de proposer un nouveau mode de développement délié de la question du sacro-saint PIB. Il est donc nécessaire d’adopter de nouveaux indicateurs de richesses. (…) La conversion écologique de l’économie doit être une priorité. »
-ET SURTOUT : Relativisme, artificialisation et destruction de la vie humaine. Ainsi pour les théoriciens écologistes « c’est l’appel des parents, en tout cas de la mère, qui constitue l’embryon comme personne humaine. Un embryon refusé n’est donc pas une personne humaine. » (blog d’Alain LIPIETZ). Alain LIPIETZ (encore lui !!!), pour qui l’homme n’est pas seulement qu’un animal parmi d’autres mais un prédateur !!! et qui regrette ouvertement que «la possibilité de sélectionner les embryons humains, voire de les cloner, se heurte aujourd’hui à une résistance non seulement des démocrates chrétiens déjà hostiles à la contraception et à l’avortement, mais de la majorité des écologistes. (…) La résistance devant l’ultime artificialisation de l’Homme ressemble à une défense de ce qu’il y a de naturel dans l’Homme, mais en réalité elle vise une défense de ce qu’il y a d’humain en lui : le respect de la possibilité de rencontrer l’Autre, et d’abord l’enfant accepté, comme différent de l’enfant rêvé». Du même tonneau : Noël MAMERE pour lequel « L’écologie c’est un autre mode de relations entre les hommes et un autre mode de relations de l’homme à la nature et à son environnement, à son entourage, c’est sortir de l’anthropocentrisme. »
“Drôles” de défenseurs de la nature que ces gens.
Alors attention, si, pour quelque raison que vous penseriez bonne, vous vouliez, naïvement, sans penser à mal, céder aux sirènes du vote écolo, REFLECHISSEZ ! voter écologiste n’est pas anodin ! c’est contribuer à faire progresser ces idées mortifères contraires au respect et à la dignité de l’Homme. 
S’il faut sauver la planète, l’homme ne doit pas pour cela renoncer à l’humanité…. préferons, avec le PCD, une écologie plus humaine.





Nicolas SARKOZY
Merci de m’expliquer comment une croissance économique infinie est possible dans un monde fini. La croissance verte n’existe pas : chaque point de croissance a été gagné grâce à une augmentation des prélèvements de ressources et de la consommation d’énergie. Croire qu’on peut faire l’inverse, c’est renier les principes physiques fondamentaux et donc étaler son ignorance.
C’est courageux de votre part.
Savez-vous que la fin du terbium sur Terre est prévue pour 2012 ? Que le cuivre, l’argent, le plomb vont suivre dans moins d’une cinquantaine d’années ? Vous allez y croire combien de temps, à la croissance ?
Ils’agit de dénoncer la décroissance que nous pronent les écologistes (Vous ?) comme dangereuse (source de fragilité et d’inégalité pour les plus fragiles et les plus pauvres). Si vous êtes informé vous savez que le PCD s’est toujours opposé au libéralisme économique, comme d’ailleurs au libéralisme culturel dont est friande la gauche. La croissance n’est pas synonyme de surconsommation et d’épuisement des ressources. La croissance peut être positive à partir du moment où elle correspond au développement de tout homme et de tout l’homme.
Vous ne lisez pas ce que j’écris et donc vous n’y répondez pas. La croissance crée de l’inégalité, j’ai posté un lien plus bas qui le prouve.
Et montrez moi une seule année où la croissance économique ne s’est pas accompagnée d’une croissance des prélèvements de ressources, ne serait-ce qu’énergétique.
Lisez donc ceci :
http://www.manicore.com/documentation/serre/croissance.html
Je cite : ” De 1980 à 2000, chaque point de croissance du PIB en France a engendré quasiment un point de croissance de la consommation d’énergie primaire dans notre pays (…) en particulier, avec chaque point de croissance de l’économie est allé un point de croissance de la consommation d’énergie dans les transports (en France), et les transports consomment quasi-exclusivement du pétrole (et inversement la moitié du pétrole consommé en France sert aux transports).”
Si vous êtes d’accord avec ces chiffres (je ne vois pas comment vous pourriez ne pas l’être, ils sont officiels), constatez-vous même : une croissance infinie est impossible.
Donc à quoi bon encore la prôner ? Et intéressez-vous au concept de la décroissance, que vous ne connaissez visiblement pas assez. À commencer par le concept de simplicité volontaire, qui n’a rien de politique.
J’ajoute que la croissance crée de l’inégalité. C’est prouvé.
http://merome.net/blog/index.php?post/2010/02/13/Id%C3%A9e-re%C3%A7ue-%3A-La-croissance-%C3%A9conomique-r%C3%A9duit-les-in%C3%A9galit%C3%A9s
Et la décroissance comme arme contre les inégalités vous y croyez Vous !!!
C’est pas du courage… c’est de l’aveuglement. vous le savez si on stoppe le développement les victimes seront les plus pauvres.
PAH19 : vous avez des preuves de ce que vous avancez ? La croissance n’est possible que par l’entretien de ces inégalités. Le culte du chiffre et du toujours plus ne peut pas être compatible avec une réduction des inégalités, car l’humain n’est pas au centre des préoccupations dans ce modèle.
La décroissance, ça n’a rien à voir avec la pauvreté.
Par exemple, si vous cultivez vos légumes au lieu de les acheter au supermarché, ce n’est pas bon pour la croissance, mais c’est bon pour le porte monnaie. Idem si vous ne prenez pas la voiture pour aller voter à 200 m de chez vous.
La plupart des gens qui critiquent la décroissance n’y ont rien compris. Informez-vous avant de critiquer !
Monsieur,
Votre démonstration est convaincante… vous produisez pour vous et ceux qui ne peuvent produire (pour diverses raisons : pas de terres fertiles, pas assez d’eau etc…) meurent de faim au non de la décroissance… c’est bien ce que nous dénonçons. Vous pronez l’écolocentrisme et le malthusianisme, nous une économie et une écologie humaine.
Visiblement nous ne serons pas d’accord.
La décroissance n’a rien à voir avec le malthusianisme. J’en veux pour preuve le dossier du journal “La décroissance”, titré “la décroissance contre Malthus” ( http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2009/11/Cahiers-ieesds3-La-d%C3%A9croissance-contre-Malthus.jpg )
Vous persistez à ne pas comprendre ce qui se cache derrière le concept de décroissance. Allez-vous prendre la peine de vous informez correctement ?
Bonjour,
Je vais prendre la peine de faire ce qu’il me plait.
Je n’ai pas trouvé d’argument dans vos deux derniers posts. Juste des négations, et une critique redondante sur une mauvaise information.
J’ai suivi votre lien. Toujours pas d’argument positif. Un seul ersatz de raisonnement : 1 : retour sur l’histoire, 2 : digression.
Si à la fin de vos discours, les gens ne réagissent pas, ce n’est pas parce qu’ils sont d’accord, mais parce qu’ils s’ennuient.
Donnez nous des arguments concrets, nous buvons vos paroles.
Cher Monsieur,
La question que vous posez est fondamentale.
L’écologie véritable et intégrale doit effectivement prendre en compte la protection de l’humain ( y compris le foetus )dans une vision globale.
Mais de manière volontairement polémique, défendre le droit à la vie n’implique t il réciproquement la défense sans concession de la nature.
En résumé, vous tiendriiez un bout de la chandelle et les écologistes l’autre ?
Qu’en pensez vous ?
Merome, la vie infinie est une absurdité. Selon des chiffres que vous ne risquez pas de contester, tous les gens finissent par mourir.
Par conséquent, vous cachez mal votre ignorance du fait qu’on va tous mourir.
Comme on va tous mourir, ne devons nous pas tous nous suicider maintenant? La fin est inéluctable, pourquoi grenouiller ici bêtement?
La différence entre votre conception des choses et la mienne, c’est que vous pensez “rationnellement” la vie, ce qui me semble être un biais cognitif (formation?). L’être humain n’est pas une machine, et son comportement sur plusieurs générations ne peut (ne doit) pas être planifié. Sinon, c’est la saine révolte.
L’on prend petit à petit conscience de l’importance de l’écologie. Tant mieux! Mais ne passons pas d’un extrême à l’autre.
La croissance à tout crin, c’est un fantasme aussi idéologique que la décroissance… Des gens de chez nous le disent avant l’arrivée à la mode de l’écologie. Les avez-vous écouté?
Votre comparaison avec la vie infinie n’a aucun sens. Ou alors, il faudra l’expliciter. Les décroissants préconisent-ils de faire exprès de décroître ? De “déconsommer” ? Jamais de la vie. Informez-vous avant de critiquer. Vous vous arrêtez au mot-slogan “décroissance”.
Si la recherche de croissance infinie est bien une politique, prônée par la plupart des partis connus, la décroissance ne défend en rien l’idée qu’il faut indéfiniment faire moins, juste qu’il faut arrêter de toujours vouloir faire plus.
Comprenez-vous la nuance ?
mouais….tout cela n’a pas grand intérêt, Mr Merome : vos chiffres balancés à tout va, vos théories qu’on connait tous, les avertis, mais malheureusement pas ceux qui votent pour vous.
L’homme n’est pas un prédateur, et pour sauver la nature, il ne faut pas éradiquer l’homme de la planète, comme le prônent Cohn-Bendit et consorts.
Si on supprime l’homme (ou on en réduit la CROISSANCE), certes, faune et flore reprendront leurs droits, le trou de la couche d’ozone bouché, et nous ne seront plus là pour le constater, ni constater quoique ce soit de bénéfique ou profitable de votre théorie.
L’écologie humaine avec un Homme respectueux de ce(ux) qui l’entoure(nt) est nettement plus profitable à l’espèce humaine que votre croissante décroissance, puisque l’Homme aura le droit de vivre et se développer.
De l’argumentation à quel sujet ?
J’essaie de vous expliquer ce qu’est la décroissance et surtout ce qu’elle n’est pas.
Au départ, il y a un constat, que vous ne pouvez nier : les ressources s’épuisent. La plus célèbre et utile d’entre elle est le pétrole. C’est une ressource fossile, elle ne se renouvellera pas. Il n’y pas d’alternative viable, aussi pratique, malléable, stable,… On trouvera de quoi se chauffer, de quoi s’éclairer sans trop de problème, mais on ne trouvera pas de quoi se déplacer comme on se déplace aujourd’hui.
La croissance s’appuie forcément sur les déplacements et sur la consommation de matière première. L’utopie d’une croissance “tertiaire” qui ne consomme rien a déjà été maintes fois démentie. Le tertiaire s’appuie toujours au final sur une production et un déplacement de marchandises.
Des ressources finies, alors qu’on recherche une croissance infinie (et exponentielle), c’est juste mathématiquement et physiquement impossible. Il n’y plus que les économistes et les politiciens qui y croient encore. Prouvez-moi qu’une croissance infinie est possible, et on en reparle.
Il y a un autre constat que l’on peut faire, c’est que la croissance n’a pas apporté que du positif. Cette course en avant s’est accompagnée d’une augmentation sensible des inégalités sociales. Les plus riches sont encore plus riches. L’insee a publié une étude tout récemment à ce sujet.
Ecologiquement et socialement, la croissance n’est plus souhaitable. La prôner encore aujourd’hui relève de la bêtise ou de l’ignorance. La “décroissance” propose, non pas de faire exprès de se saborder économiquement pour une idéologie de hippies, mais d’abandonner cette utopie dangereuse et destructrice de la croissance infinie. Cela passe par une relocalisation de la production et des échanges, une remise au centre de l’Homme, au lieu de l’argent. Et la remise en cause d’un certain nombre d’indicateurs aujourd’hui érigé en Saint Graal, au premier rang duquel la croissance du PIB.